Société Française des Infirmier(e)s Anesthésistes
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jeudi 7 septembre 2017
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Arrêt cardiaque, lecture continue
jeudi 7 septembre

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Retrouvez les articles sur l’arrêt cardiaque dans l’article dédié aux dernières recommandations 2015-2020.

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Les quatre derniers articles intéressants de la semaine sont aussi sur le forum.

  • La question de la fréquence optimale de la ventilation pendant la réanimation cardio-respiratoire
  • Les femmes moins performantes pour une réanimation cardiopulmonaire
  • Un an après l’ECMO, comment vont-ils ?
  • Le SAOS protégerait le cerveau en cas d’arrêt cardiaque

Bonne lecture

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En relation

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AB

 
Point d’org
dimanche 3 septembre

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Le site SOFIA va changer d’appellation dans les jours suivants.

De .org il deviendra .fr

Ceci en vue d’une migration des données de notre hébergeur medicalistes, vers un serveur sécurisé SSL et au débit plus important.

La navigation devrait s’en trouver améliorée nettement.

La redirection se fera automatiquement. Cela ne change rien au site ni à son aspect.

Seul le référencement sur les moteurs de recherche prendra un peu de temps. Il se peut aussi que temporairement, le temps du passage, le site soit figé.

Merci donc à médicalistes pour la qualité de sa plateforme, qui depuis 11 ans nous héberge gratuitement, faut-il encore le dire.

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AB

 
Rapport sur le système d’alerte et d’information des populations
mardi 29 août

Le système d’alerte et d’information des populations : un dispositif indispensable fragilisé par un manque d’ambition.

Rapport d’information n° 595 de M. Jean Pierre VOGEL, fait au nom de la commission des finances

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Le système d’alerte et d’information des populations. Un dispositif indispensable fragilisé par un manque d’ambition (7 août 2017). Rapport d’information numéro 595 de Mr JP VOGEL, fait au nom de la commission des finances

Le système d’alerte et d’information des populations (SAIP), initié en 2009 par le ministère de l’intérieur, vise à mettre en en réseau les différents vecteurs d’alerte disponibles en cas d’événement grave justifiant d’alerter la population (attentat, catastrophe naturelle ou industrielle, etc). Il repose sur une application smartphone lancée en 2016 ainsi que sur un réseau de 2 830 sirènes qui devrait, d’ici 2020, en compter plus de 5 000 et constituer le « principal vecteur de l’alerte ».

Le volet « sirènes » concentre près de 80 pourcents des crédits prévus sur un financement de 44,7 millions échelonné de 2012 à 2019 (36,8 millions d’euros restant à planifier à partir de 2020), alors même que leur impact apparaît beaucoup plus faible que celui de la téléphonie mobile, qui ne bénéficie pourtant que de 11 pourcents des crédits consommés ou prévus pour ce projet. Les sirènes ne sont ainsi quasiment jamais utilisées dans d’autres contextes que ceux des essais hebdomadaires.

Le volet « téléphonie mobile » est marqué par des revirements qui ont conduit à revoir fortement à la baisse ses ambitions initiales. Alors qu’une technologie permettant de diffuser un message sur l’ensemble des téléphones mobiles présents sur une zone d’alerte était initialement privilégiée, elle a été a été remplacée, en 2015, par le développement d’une application smartphone (nommée SAIP) en libre téléchargement.

Partant de ces constats, Jean Pierre Vogel, rapporteur spécial du programme « Sécurité civile » de la mission « Sécurités » formule six recommandations visant à faire du SAIP un moyen efficace et fiable de diffusion de l’alerte.

source senat.fr

En savoir plus

  • i.ade les applications smartphones.

AB

 
Nunc est bibendum
vendredi 25 août

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Le CHU de Bordeaux est de nouveau en tête du palmarès des hôpitaux établi par le Point. Il est suivi par le CHU de Toulouse, tandis que celui de Lille perd une place. La Pitié-Salpêtrière à la sixième place (en baisse) est le premier établissement de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris.

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Du côté des cliniques, c’est encore et ce depuis huit ans le Centre Hospitalier Privé Saint Grégoire à Rennes en Ille et Vilaine (groupe Vivalto Santé) qui est en tête, devant un autre établissement de Lyon.

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Encore et toujours, seul un guide des blouses blanches serait pertinent. Celui fait de l’intérieur, par des professionnels.

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Mais pourrait-on être objectif ? Et éthiquement parlant, que faire vis-à-vis du devoir de réserve des professionnels du secteur public ?

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AB

 
Caen 2017
vendredi 4 août

Le congrès de Caen se tiendra le 7 octobre pour cette 28ème édition.

Le programme et l’inscription pour ce congrès IADE fortement recommandable.

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Congrès Caen 2017 le programme

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Medocs news 27
vendredi 24 avril

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Nicardipine IV : restrictions d’indications, de modalités d’administration, et de conditions de prescription et de délivrance

Les indications de la nicardipine administrée par voie intraveineuse (IV) sont désormais restreintes au traitement de l’hypertension aiguë menaçant le pronostic vital et de l’hypertension post-opératoire. Faute de données, les indications en anesthésie et dans le traitement de l’hypertension accompagnée d’une atteinte viscérale ont été écartées.

Les modalités d’administration des spécialités de nicardipine injectable ont également été modifiées : elles ne doivent plus être administrées qu’en perfusion IV continue. Leur usage est par ailleurs désormais réservé à l’hôpital ou en situation d’urgence (tel que défini par le code de la Santé publique).

Ces modifications sont consécutives à une réévaluation européenne du rapport bénéfice/risque de la nicardipine injectable.

  • Mécanisme d’action

La nicardipine est un inhibiteur des canaux calciques lents de deuxième génération, appartenant au groupe des phényl-dihydropyridines. La nicardipine a une sélectivité plus élevée pour les canaux calciques de type L du muscle lisse vasculaire que pour les cardiomyocytes. Elle inhibe à très faibles concentrations la pénétration intracellulaire du calcium. Son action s’exerce de façon prépondérante au niveau de la musculature lisse artérielle. Ceci se reflète par des changements relativement importants et rapides de la pression artérielle, avec des changements inotropes minimes de la fonction cardiaque (effet baroréflexe).

Administrée par voie générale, la nicardipine est un vasodilatateur puissant qui diminue les résistances périphériques totales et abaisse la pression artérielle. La fréquence cardiaque est transitoirement augmentée ; le débit cardiaque, du fait de la diminution de la post-charge, s’accroît de manière importante et durable.

Chez l’Homme, l’action vasodilatatrice porte aussi bien en administration aiguë qu’en chronique sur les petits et gros troncs artériels, augmentant le débit et améliorant la compliance artérielle. La résistance vasculaire rénale est diminuée.

Cas d’usage

  • Par voie orale, la nicardipine est utilisée dans la prise en charge d’hypertensions artérielles.
  • Par voie injectable, elle est utilisée dans la prise en charge de :
  • urgences hypertensives,
  • en anesthésie : hypotensions contrôlées, hypertensions en période péri-opératoire.

A l’issue d’une réévaluation européenne du rapport bénéfice/risque des spécialités injectable de nicardipine, l’EMA (Agence européenne du médicament) recommande de restreindre les indications de la nicardipine par voie intraveineuse (IV) :

  • au traitement de l’hypertension aiguë menaçant le pronostic vital, en particulier en cas :
  • d’hypertension artérielle maligne/encéphalopathie hypertensive ;
  • de dissection aortique, quand le traitement par des bêta-bloquants à courte durée d’action n’est pas approprié, ou en association avec un bêta-bloquant quand le blocage des récepteurs bêta seul n’est pas efficace.
  • de pré-éclampsie sévère, quand d’autres agents antihypertenseurs administrés par voie intraveineuse ne sont pas recommandés ou sont contre-indiqués.
  • au traitement de l’hypertension post-opératoire.
  • Par conséquent et compte-tenu de données disponibles insuffisantes, la nicardipine injectable ne doit plus être utilisée :
  • dans les hypotensions contrôlées lors d’anesthésies,
  • pour la maîtrise de l’hypertension survenant au cours d’une intervention chirurgicale,
  • dans le traitement de l’hypertension sévère aiguë s’accompagnant d’une décompensation ventriculaire gauche et d’un œdème pulmonaire.
  • En pédiatrie, la sécurité et l’efficacité chez les nouveau-nés, les nourrissons et les enfants n’ont pas été établies. En conséquence, la nicardipine doit être utilisée uniquement en cas d’hypertension menaçant le pronostic vital en soins intensifs pédiatriques ou dans des contextes post-opératoires.

Une réévaluation initiée par l’Agence britannique en 2012

La réévaluation du rapport bénéfice/risque de la nicardipine IV a été déclenchée en juillet 2012 par l’agence britannique de réglementation des produits de santé et des médicaments (MHRA).

Suite à la soumission au Royaume-Uni d’une demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour un médicament générique contenant de la nicardipine IV, la MHRA avait remarqué que :

  • les données cliniques soumises étaient inadéquates pour déterminer les bénéfices et les risques du médicament générique dans les indications proposées ;
  • que les utilisations de la nicardipine IV différaient d’un pays européen à l’autre. Les recommandations issues de cette réévaluation ont été adoptées par la Commission européenne le 20 décembre 2013. Elles sont intégrées aux RCP (résumé des caractéristiques du produit) des spécialités concernées

Les nouvelles modalités d’administration : en pratique

L’EMA recommande également que la nicardipine soit administrée uniquement en perfusion intraveineuse continue dans les conditions suivantes :

  • par des spécialistes dans un environnement médical bien contrôlé, tel que les hôpitaux et les unités de soins intensifs ;
  • avec une surveillance continue de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque :
  • au minimum toutes les 5 minutes pendant la perfusion,
  • puis jusqu’à stabilisation des signes vitaux,
  • et au moins pendant 12 heures après la fin de l’administration de nicardipine.

La vitesse d’administration doit être précisément contrôlée à l’aide d’un pousse-seringue électronique ou d’une pompe volumétrique.

  • Chez les adultes, le traitement doit commencer par une administration continue de nicardipine à la vitesse de 3-5 mg/h pendant 15 min. La vitesse peut être augmentée par palier de 0,5 ou 1 mg toutes les 15 minutes, sans dépasser 15 mg/h.
  • Quand la pression artérielle cible est atteinte, la dose doit être réduite progressivement, jusque généralement entre 2 et 4 mg/h, afin de maintenir l’efficacité thérapeutique.
  • La nicardipine doit être utilisée avec précaution et à des doses plus faibles dans certaines populations particulières, notamment les insuffisants hépatiques et rénaux, les patients âgés et les femmes enceintes.
  • Des spécialités désormais réservées à l’usage hospitalier
  • Jusqu’à présent, la spécialité LOXEN 10 mg/10 ml solution injectable IV était disponible en officine (non remboursable).
  • Désormais, ses conditions de prescription et de délivrance sont retreintes :
  • à l’usage hospitalier ;
  • à l’usage en situation d’urgence tel que défini par le code de la Santé publique (article R.5121-96).

Nicardipine par voie intraveineuse : modifications des indications, modalités d’utilisation et conditions de prescription et délivrance (ANSM, 21 avril 2015)

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L’Agence européenne des médicaments émet des recommandations concernant l’utilisation de la nicardipine intraveineuse (EMA, 20 décembre 2013)
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Lettre des laboratoires Aguettant, Arrow et Novartis Santé aux professionnels de santé (sur le site de l’ANSM, 21 avril 2015)

source : vidal.fr

AB

 

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