Société Française des Infirmier(e)s Anesthésistes
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jeudi 7 septembre 2017
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Brèves
Le bonheur n’est pas dans le pré
samedi 18 mars

Le rectificatif de notre nouveau décret est paru.

Rectificatif au Journal officiel n° 0061 du 12 mars 2017, texte n° 6, à l’article 1er :

- Au c du 1° du B du I de l’article R. 4311-12, au lieu de : « Réanimation préopératoire », lire : « Réanimation per-opératoire » ;

- Au 3° du B du I de l’article R. 4311-12, au lieu de : « réanimation préopératoire », lire : « réanimation per-opératoire ».

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Rectificatif au Journal officiel n° 0061 du 12 mars 2017, texte n° 6, à l’article 1er

AB

 
Nouveau décret IADE
dimanche 12 mars

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Décret n° 2017-316 du 10 mars 2017 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence des infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat

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NB : Une chose me questionne

L’article R. 4311-12 du code de la santé publique est remplacé par les dispositions suivantes :

[...]

« B. - L’infirmier ou l’infirmière, anesthésiste diplômé d’Etat est, dans ces conditions, seul habilité à :

[...]

« c) Réanimation préopératoire ;

C’est moi ou je ne vois pas de peropératoire ?

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Décret n° 2017-316 du 10 mars 2017 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence des infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat

Il s’agirait d’une coquille... C’est ennuyeux sur un décret. La correction serait apportée d’ici le 19 mars au JO.

A suivre...

AB

 
Du haut vers le bas
lundi 23 janvier

JORF n°0017 du 20 janvier 2017 texte n° 26

Rapport au Président de la République relative à l’ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé

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Rapport au Président de la République relative à l’ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé

Ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé

[...]

"La carte professionnelle européenne concerne uniquement trois professions de santé ; pharmacien, infirmier de soins généraux et masseur-kinésithérapeute."

Pour le moment...

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Parcours professionnels, carrières et rémunérations pour la fonction publique
mardi 24 mai

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Parcours professionnels, carrières et rémunérations pour la fonction publique ou PPCR

Les textes en date du 19 mai 2016, sont parus au JO. Ils sont à consulter sur l’article dédié avec les explications.

Voir aussi en complément l’article sur la Retraite-Grilles indiciaires-NBI-Arrêt Griesmar-Achat des années d’études-Cumul emploi retraite

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Afin d’harmoniser les déroulements de carrières dans les trois branches de la Fonction publique, deux textes -l’un pour les paramédicaux de catégorie A, l’autre pour ceux qui sont restés en catégorie active- instaurent à compter du 22 mai 2016 un cadencement unique d’avancement d’échelon, mettant fin au système des réductions d’ancienneté. Ils modifient les modalités d’avancement entre les échelons ainsi que leur nombre. Ces décrets mentionnent également les règles de reclassement des agents concernés dans les nouvelles grilles indiciaires au 1er janvier 2017.

- Pour les paramédicaux de catégorie A

Revalorisations indiciaires

Ces nouvelles grilles, fixées par le Décret n° 2016-647 du 19 mai 2016 et un arrêté, entrent en vigueur de façon rétroactive au 1er janvier 2016. Les revalorisations sont échelonnées entre 2016 et 2019.

Au 1er janvier 2019 :

  • Les Iade démarreront à l’IB 506 pour finir leur carrière à l’IB 821.
  • Une Iade gagnera 2027,4€ brut par mois en début d’exercice (+161,51€) et 3129,45€ en fin d’exercice (+156,99€).
  • les Iade bénéficieront d’une hausse mensuelle de 119,03€ en 2019

- Pour ceux restés en catégorie active lors du droit d’option

  • Iade : 433-761 au 1er janvier 2019.

NB : Une partie des gains indiciaires est destinée à relever le niveau des pensions de retraite, via la transformation de primes en point d’indices, actée par le Décret n° 2016-588 du 11 mai 2016 portant mise en œuvre de la mesure dite du « transfert primes/points » . C’est en 2017 que se verront les réelles hausses de salaires.

Enfin la valeur mensuelle du point d’indice majoré passe à 4,65, contre 4,63 depuis juillet 2010.

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Texte de l’accord relatif à l’avenir de la fonction publique. La modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations

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Le bras séculier
mardi 15 mars

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Un anesthésiste condamné pour avoir délégué une rachianesthésie à un IADE

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Devant l’imprécision de l’article R. 4311-12 du code de la santé publique, qui délimite le champ de compétence des infirmiers anesthésistes, plusieurs interprétations sont possibles quant à la possibilité, pour l’IADE, de réaliser seul une anesthésie locorégionale.

Par un arrêt du 10 février 2016, une cour d’appel tranche dans un sens restrictif.

- Une rachianesthésie qui tourne mal

Un patient doit subir une arthroscopie du genou en clinique. Lors de la consultation préanesthésique, il opte pour une rachianesthésie, par préférence à une anesthésie générale, et reçoit toutes les informations utiles sur ce type d’anesthésie.

Le jour de l’intervention, un infirmier anesthésiste se présente seul au chevet du patient et, après lui avoir expliqué ce qu’il va faire, entreprend d’effectuer une ponction avec une aiguille de 27G. Les deux premiers essais sont infructueux, en raison d’un contact osseux et d’une sensation de décharge douloureuse dans les jambes.

L’infirmier fait alors appel à l’anesthésiste, occupé dans une salle voisine. Celui-ci réalise une troisième ponction, à l’aide d’une aiguille de 25G, cette fois avec succès. L’arthroscopie est alors réalisée, sans complication.

Mais par la suite, le patient conserve d’importantes sensations de décharges électriques dans les jambes, ainsi que des douleurs lombaires. Il engage une procédure judiciaire à l’encontre de la clinique, de l’anesthésiste et de l’IADE, qui aboutit à l’arrêt de la Cour d’appel du 10 février 2016.

- Un défaut d’information pour ne pas avoir prévenu le patient de l’intervention de l’IADE

La Cour d’appel constate qu’une information a bien été délivrée au patient, lors de la consultation préanesthésique, sur les risques de la rachianesthésie. En revanche, tant lors de cette consultation que le jour même de l’intervention, l’anesthésiste n’a pas averti le patient de ce qu’il comptait faire réaliser cette rachianesthésie par un infirmier anesthésiste.

La Cour donne donc raison aux juges de première instance d’avoir accordé, au titre d’un préjudice moral spécifique, une somme de 1.000 euros.

- Une délégation illégale, selon la Cour

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La Cour d’appel cite l’article R. 4311-12 du code de la santé publique, selon lequel l’IADE est seul habilité, à condition qu’un médecin anesthésiste puisse intervenir à tout moment, et après examen du patient et établissement d’un protocole par ledit anesthésiste, à appliquer la technique de l’anesthésie locorégionale et les réinjections, dans le cas où un dispositif a été mis en place par un médecin anesthésiste.

Elle indique que ces dispositions sont interprétées, tant par la Société française d’Anesthésie réanimation (SFAR) que par le Conseil national de l’Ordre des médecins comme « faisant interdiction à l’IADE de réaliser une rachianesthésie, s’agissant d’un acte médical qui doit nécessairement être effectué par un médecin anesthésiste ».

Elle cite l’expert désigné dans le cadre de la procédure qui, bien que n’ayant relevé aucune faute technique à l’encontre de l’IADE, a indiqué que « la réalisation de l’anesthésie locorégionale n’est pas de la compétence d’un infirmier anesthésiste  ».

La Cour confirme donc la faute, retenue en première instance, consistant pour l’anesthésiste à avoir délégué la réalisation de la rachianesthésie à l’IADE.

Cette faute n’est à l’origine que d’une perte de chance d’éviter le dommage, la Cour considérant « qu’en laissant l’infirmier réaliser l’acte, le Dr B. a fait perdre au patient une chance de voir accomplir, par un médecin, l’anesthésie du premier coup, sans déclenchement d’une poussée douloureuse ».

Cette perte de chance est évaluée à 30%, dans la mesure où il n’est pas absolument certain que la complication aurait pu être évitée, si l’anesthésie avait été réalisée d’emblée par le médecin anesthésiste. En effet, ce dernier aurait potentiellement pu rencontrer la même difficulté que l’IADE et échouer dans ses tentatives.

Il est possible que l’anesthésiste forme un pourvoi en cassation à l’encontre de cet arrêt d’appel. Dans ce cas, il sera intéressant de voir de quelle manière la Cour suprême tranche cet épineux sujet.

Auteur : Stéphanie TAMBURINI, Juriste - Source : macsf

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L’expert étant médecin anesthésiste, il est donc de fait, partie prenante, voire juge et partie.

Que dire du jeune interne de premier semestre, qui n’a jamais fait de rachi ou de bloc plexique, et à qui on tend l’aiguille ?

Ah mais oui, il est médecin lui !

AB

 
Salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI)
samedi 2 mai 2009
par Arnaud Bassez
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Décret n°94-1050 du 5 décembre 1994 relatif aux conditions techniques de fonctionnement des établissements de santé en ce qui concerne la pratique de l’anesthésie et modifiant le code de la santé publique (troisième partie : Décrets) Version abrogée le 26 juillet 2005

Décret n°2005-840 du 20 juillet 2005 relatif à la sixième partie (Dispositions réglementaires) du code de la santé publique et modifiant certaines dispositions de ce code.

Arrêté du 3 octobre 1995 relatif aux modalités d’utilisation et de contrôle des matériels et dispositifs médicaux assurant les fonctions et actes cités aux articles D. 712-43 et D. 712-47 du code de la santé publique

Décret n°94-1050 du 5 décembre 1994 relatif aux conditions techniques de fonctionnement des établissements de santé en ce qui concerne la pratique de l’anesthésie et modifiant le code de la santé publique (troisième partie : Décrets) version initiale

De la salle de réveil à la SSPI, évolution de la prise en charge ?

Les textes législatifs

Auteur : Daniel NAVROCKI et Pascal GERARD (CH de Lens).

1) INTRODUCTION :

Dans le contexte actuel où les maîtres mots sont : Accréditation, qualité de soins, sécurité, il semble important de répondre aux interrogations des professionnels de santé sur le concept lié à l’organisation et au fonctionnement des salles de surveillance post-interventionnelle en tenant compte de l’évolution des textes réglementaires et de la réalité du terrain.

o Aussi, nous analyserons successivement :

  • La circulaire du 30 avril 1974
  • La circulaire du 23 mars 1982
  • La circulaire du 27 juin 1985
  • Les recommandations de la SFAR de septembre 1990
  • Le décret du 5 décembre 1994
  • Les recommandations de la SFAR de septembre 2000

2) ANALYSE DES TEXTES EXISTANTS :

Cette analyse relate l’évolution de la salle de réveil en salle de surveillance post-interventionnelle.

§ LA CIRCULAIRE N° 394 DU 30 AVRIL 1974

- Elle aborde la création de salle de réveil et son équipement type.

- Elle constitue la première référence à laquelle toutes les constructions futures devront se conformer.

§ LA CIRCULAIRE N° 340 DU 23 MARS 1982

- Elle précise les obligations de la circulaire du 30 avril 1974 et la nécessité de la création de la salle de réveil.

§ LA CIRCULAIRE N° 341 DU 27 JUIN 1985

Les éléments essentiels résident dans l’importance donnée à la salle de réveil en terme de locaux, de matériel et précisent le rôle donné au personnel que l’on veut qualifié et en nombre suffisant (au moins une infirmière aide anesthésiste aidée si nécessaire par des infirmières ou des aides soignantes dont le nombre doit varier en fonction de l’activité chirurgicale).

§ LES RECOMMANDATIONS DE LA SFAR DE SEPTEMBRE 1990

Ces recommandations ont pour but de contribuer à une qualité de soins optimale et tiennent compte des normes formulées par des sociétés d’anesthésie d’autres pays.

Outre les critères de surveillance des patients en « salle de réveil »les recommandations portent sur le personnel, la structure, les équipements :

o LE PERSONNEL

§ La « salle de réveil » est sous la direction d’un médecin anesthésiste réanimateur. Celui-ci dirige la surveillance, prescrit par écrit les traitements médicaux, en particulier l’analgésie post-opératoire. Il assure la liaison avec les chirurgiens ou spécialistes et décide du moment de sortie des patients.

§ Le médecin anesthésiste est aidé dans sa mission de surveillance par un personnel infirmier parmi lequel la présence d’au moins une infirmière spécialisée en anesthésie réanimation est recommandée. « Pour assurer cette surveillance, il est nécessaire d’attribuer une infirmière pour trois patients et en tout état de cause le nombre de personnes ne doit jamais être inférieur à deux. »

o LA STRUCTURE

Les notions les plus importantes à considérer sont les suivantes :

§ Situation à proximité du bloc opératoire pour limiter la durée de transport du patient et permettre l’intervention rapide d’un médecin anesthésiste.

§ La « salle de réveil » doit disposer d’au moins 1,5 lits ou emplacement de lit par site anesthésique , et de 10 à 12 m² par emplacement sont recommandés. Elle doit disposer d’un moyen de communication rapide avec le bloc opératoire et les locaux doivent être correctement ventilés et facile à nettoyer.

o LES EQUIPEMENTS

§ La SFAR préconise que tout patient doit pouvoir bénéficier d’une surveillance par moniteur ECG et oxymètre de pouls si son état le requiert. Le matériel nécessaire au traitement de l’arrêt circulatoire (défibrillateur), à la ventilation manuelle et instrumentale (ventilateur), est disponible. Ce matériel de base est complété en fonction du type de patients et d’actes effectués (moniteur de curarisation par exemple).

§ Ces recommandations auront un retentissement important, et seront sans nul doute à l’origine du décret du 5 décembre 1994 sur la pratique de l’anesthésie en France.

§ DECRET DU 5 DECEMBRE 1994

Il ne fait que préciser les recommandations de la SFAR et sa publication imposera à tous les établissements de soins, une « salle de surveillance post-interventionnelle » jouxtant chaque site de chirurgie ou autre spécialité (radiologie, endoscopie, etc…).

Les seules modifications qu’il apporte par rapport aux recommandations portent sur :

§ Les surfaces : on ne parle plus de surface minimale par emplacement.

§ La capacité de la « salle de surveillance post-interventionnelle : au minimum 4 lits.

§ Le personnel : des infirmiers formés à ce type de surveillance, de préférence infirmiers anesthésistes.

Les transmissions qui doivent être écrites :

- Entre le bloc et la « salle de surveillance post-interventionnelle ».

- Entre la « salle de surveillance post-interventionnelle » et le secteur d’hospitalisation.

- Le décret précise également que tous les documents de transmissions sont classés au dossier du patient.

§ LES RECOMMANDATIONS DE LA SFAR DE SEPTEMBRE 2000

Elles concernent l’anesthésie en secteur pédiatrique ;

Le matériel doit être adapté à l’âge de l’enfant

- Pour le personnel, certains points peuvent être discutés par rapport aux adultes :

§ Nombre d’emplacement :> 1,5 par salle d’opération, probablement 2, et en tout cas adapté au flux (en particulier dans les structures ORL et ambulatoire).

§ Nombre d’agents : Conforme aux recommandations de 1990. Toutefois, un enfant d’âge préscolaire ayant besoin, en phase de réveil, d’un surcroît de travail, le nombre d’agents doit être adapté à cette particularité.

§ Qualification : Conforme aux recommandations de 1990. Cependant, lorsqu’une SSPI est affectée spécifiquement à la chirurgie pédiatrique, il semble utile d’adjoindre une infirmière puéricultrice qui amène la spécificité de sa formation.

- Si l’on ne dispose pas de structure spécifique, il faudrait pouvoir individualiser une SSPI ou un secteur isolé de SSPI dédié à l’activité pédiatrique.

3) CONCLUSION

Les différents textes réglementaires, en particulier les recommandations de la SFAR et le décret du 5 décembre 1994 constituent un des premiers modèles d’assurance qualité. Ils ont permis aux patients de bénéficier d’une chaîne de garanties et de sécurité dont ils sont le premier maillon.

Il appartiendra à chaque établissement de les adapter à sa structure et à la réalité du terrain.


La salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI)

Définition

La salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI) accueille durant une plus ou moins longue durée, l’ensemble des patients relevant d’une surveillance post-anesthésique et ayant subi une intervention chirurgicale.

Objectifs

  • Accueil et installation du patient, en sécurité, confortablement et selon les prescriptions médicales et anesthésiques.
  • Surveillance et maintien des grandes fonctions vitales.
  • Prévenir et traiter toutes complications.
  • Evaluation et prise en charge de la douleur.

- Organisation de la salle de surveillance post-interventionnelle

Selon le décret 94-1050 du 5 décembre 1994 :

  • La SSPI doit se situer à proximité des sites opératoire et permettre l’admission de tous les patients dès la fin de l’intervention hormis les patients dont l’état de santé nécessite une admission directe en réanimation
  • La SSPI doit comporter au moins 4 postes.
  • Un infirmier diplôme d’état, si possible infirmier anesthésiste doit être présent en permanence et placé sous la responsabilité d’un médecin anesthésiste-réanimateur qui doit pouvoir intervenir sans délai.
  • Chaque poste doit être équipé d’une arrivée de fluides médicaux, d’une prise de vide, d’un cardioscope, d’un saturomètre, d’un appareil de mesure de la pression artérielle et d’un moyen de réchauffement du patient.
  • La SSPI doit être pourvue d’un dispositif d’assistance ventilatoire muni d’alarmes, d’un défibrillateur et d’un curaromètre.
  • L’intégralité des informations recueillies lors de la surveillance continue postinterventionnelle est transcrite dans un document classé dans le dossier médical du patient.

- Surveillances en SSPI

En SSPI le patient bénéficie d’une surveillance clinique et instrumentale constante et adaptée à son état.

- Surveillance respiratoire :

  • Sevrage ventilatoire.
  • Extubation.
  • fréquence respiratoire.
  • Amplitude et symétrie des mouvements thoraciques.
  • Oxymétrie de pouls.
  • Surveillance du ventilateur.
  • Etat cutané.
  • Risque de dépression respiratoire morphinique.

- Surveillance cardio-circulatoire :

  • Fréquence cardiaque.
  • Pression artérielle.
  • Moniteur ECG.

-  Surveillance neurologique :

  • Etat de conscience.
  • Récupération des réflexes.
  • Tonus musculaire.
  • Motricité spontanée.
  • Disparition des effets des produits anesthésiques.

- Surveillance digestive :

  • Sondage gastrique.
  • Existence de nausées et vomissements : risque du syndrome de Mendelson.

- Surveillance rénale :

  • Sondage vésicale.
  • Globe vésical.
  • Diurèse spontanée.

- Surveillance des accès vasculaires :

  • Débit.
  • Nature du produit.
  • Point de ponction, vérifier l’absence de signe d’inflammation : douleur, rougeur, chaleur, œdème.
  • Perméabilité et intégrité de l’accès vasculaire.
  • Absence de coudure de la ligne de perfusion

-  Surveillance de la zone opératoire :

  • Pansements.
  • Drains.
  • Pertes sanguines.

- Surveillance de la température :

  • Température : hypothermie due à la basse température du bloc opératoire et à l’anesthésie générale.
  • Couverture chauffante.
  • Risques de l’hypothermie et des frissons au réveil post-anesthésique :
  • L’hypothermie retarde le réveil en abaissant la MAC (Monitored Anesthesia Care : suivi de soins d’anesthésie) des halogénés et fait apparaître une curarisation résiduelle au réveil.
  • La dépense énergétique nécessaire au rétablissement de la normothermie majore la consommation en oxygène.
  • Le frisson s’accompagne d’une hypercatécholaminémie et d’une vasoconstriction entraînant une augmentation de la pression artérielle et du débit cardiaque. Le frisson répond bien aux morphiniques et aux alpha-2 agonistes.

-  Surveillance de la douleur :

  • Intensité de la douleur : la douleur en post-opératoire est aiguë pendant les 24 premières heures après une intervention et décroît en général en 3 à 4 jours.
  • Echelle visuelle analogique : EVA.
  • Echelle verbale simple : EVS.
  • Evaluation de la douleur chez un patient inconscient :
  • Sueurs.
  • Pâleur.
  • Tachycardie.
  • Hypertension artérielle.

source soins.infirmiers.com


L’extubation en salle de surveillance post-interventionnelle, par qui ? (Aspect réglementaire de l’acte)

Qui fait quoi en salle de réveil ?

Auteur : Stéphanie TAMBURINI, juriste / MAJ : 09/02/2016

La surveillance continue du patient anesthésié après l’intervention est une obligation légale. Mais encore faut-il que les professionnels de santé qui interviennent dans les salles de surveillance post interventionnelles (SSPI) aient une vision claire et précise de leur rôle, à chacune des phases du réveil du patient.

Sommaire

  • Le transfert du patient en SSPI
  • L’admission en SSPI
  • Le séjour en SSPI
  • La sortie de SSPI
  • Le transfert en secteur d’hospitalisation
  • Le transfert du patient en SSPI

La surveillance post interventionnelle commence au bloc opératoire, dès la fin de l’intervention et de l’anesthésie (article D 6124-97 du Code de la Santé Publique).

Elle ne s’interrompt pas pendant le transfert vers la SSPI. Les recommandations de la Société Française d’Anesthésie Réanimation (SFAR) concernant la surveillance et les soins post anesthésiques précisent que pendant ce transfert, le patient doit être accompagné du médecin qui a pratiqué l’anesthésie ou d’un infirmier anesthésiste (IADE).

La phase de transfert fait partie intégrante de la surveillance post interventionnelle et peut nécessiter des soins spécifiques, notamment lorsque la longueur du trajet l’impose.

Même si elle est généralement relativement courte, cette phase de transfert peut être source de complications : il a ainsi été reproché à l’un de nos sociétaires, médecin anesthésiste, une panne d’un pousse seringue durant le transfert d’une patiente en SSPI. Le tribunal a finalement jugé que la responsabilité en incombait à la clinique qui aurait dû assurer une maintenance correcte de son matériel. Mais il n’en demeure pas moins que le médecin anesthésiste, comme l’IADE, seront bien avisés de vérifier, dans la mesure du possible, le bon fonctionnement du matériel utilisé entre le bloc et la SSPI.

- L’admission en SSPI

La SFAR recommande une transmission verbale et écrite à l’arrivée en SSPI entre la personne accompagnante (médecin ou IADE) et l’IADE présent en salle de réveil et/ou le médecin anesthésiste responsable de la salle.

Cette transmission porte sur l’anesthésie et l’acte effectués, et les soins particuliers à effectuer.

Les recommandations ne le disent pas, mais il est évident que tout incident survenu durant le transfert devra être signalé.

Enfin, la personne accompagnante doit demeurer aux côtés du patient tant que celui-ci n’a pas été pris en charge de manière effective dans la SSPI.

- Le séjour en SSPI

L’article D 6124-101 du Code de la Santé Publique indique qu’à leur admission, les patients doivent être pris en charge « par un ou plusieurs agents paramédicaux, ou sage femmes pour les interventions prévues au 1° de l’article D 6124-98 (c’est-à-dire les accouchements par voie basse ayant nécessité une anesthésie générale ou loco régionale) affectés exclusivement à cette salle pendant sa durée d’utilisation et dont le nombre est fonction du nombre de patients présents .

Pendant sa durée d’utilisation, toute salle de surveillance post interventionnelle comporte en permanence au moins un infirmier formé à ce type de surveillance, si possible infirmier ou infirmière anesthésiste.

Lorsque la salle dispose d’une capacité égale ou supérieure à 6 postes occupés, l’équipe paramédicale comporte au moins deux agents présents dont l’un est obligatoirement un infirmier formé à ce type de surveillance, si possible infirmier anesthésiste ».

Il ressort de ce texte que :

- La présence du médecin anesthésiste en SSPI n’est pas obligatoire puisqu’il n’est pas visé par le texte. Seule la présence d’un ou plusieurs infirmiers (selon le nombre de places en SSPI) est exigée. Toutefois, l’article D 6124-101 précise également que « le personnel paramédical est placé sous la responsabilité médicale d’un médecin anesthésiste réanimateur qui intervient sans délai ». C’est également ce qu’indiquent les recommandations de la SFAR : « En salle de réveil, le patient est surveillé par un personnel infirmier qualifié, sous la direction d’un médecin anesthésiste réanimateur. Celui-ci est soit spécialement chargé de la salle de réveil, soit présent au bloc opératoire ou dans l’établissement et en mesure d’intervenir rapidement. » Il est dit plus loin dans ces mêmes recommandations que « le médecin anesthésiste réanimateur dirige la surveillance ». Enfin, l’article R 4311-12 du CSP relatif aux compétences de l’IADE va également dans ce sens puisqu’il indique que : « L’infirmier ou l’infirmière, anesthésiste diplômé d’Etat, est seul habilité, à condition qu’un médecin anesthésiste réanimateur puisse intervenir à tout moment, et après qu’un médecin anesthésiste réanimateur a examiné le patient et établi le protocole, à appliquer les techniques suivantes : (…) En salle de surveillance postinterventionnelle, il assure les actes relevant des techniques d’anesthésie citées aux 1°, 2° et 3° et est habilité à la prise en charge de la douleur postopératoire relevant des mêmes techniques. »

Ainsi, s’il n’est pas physiquement présent dans la SSPI, le médecin anesthésiste doit être présent au sein de l’établissement puisqu’il est censé pouvoir intervenir très rapidement, sans délai et à tout moment.

- Le personnel infirmier présent en SSPI n’est pas nécessairement constitué d’IADE puisque le terme « si possible » est utilisé dans les textes. Une formation spécifique à la surveillance post anesthésie apparaît toutefois indispensable pour les IDE intervenant en SSPI.

- Le personnel présent en SSPI est affecté exclusivement à cette salle pendant sa durée d’utilisation : il n’est donc pas possible qu’ils soient appelés simultanément dans un autre secteur.

- La SSPI doit comporter au minimum et en permanence un infirmier, voire deux si elle comporte 6 postes ou plus.

- La sortie de SSPI

Selon l’article D 6124-101 : « Le médecin décide du transfert du patient dans le secteur d’hospitalisation et des modalités dudit transfert ».

Les rôles sont ici parfaitement distribués : seul le médecin anesthésiste décide de la sortie du patient. Les recommandations de la SFAR le confirment puisqu’il y est indiqué que « le médecin anesthésiste réanimateur décide du moment de sortie des patients » et que « la sortie est décidée par un médecin anesthésiste quand le patient a récupéré ses réflexes de protection, un niveau de coopération proche de celui qu’il avait avant l’acte et quand la survenue à brève échéance de complications respiratoires et circulatoires est devenue improbable ».

- Le transfert en secteur d’hospitalisation

L’article D 6124-102 du CSP prévoit que les informations recueillies lors de la surveillance doivent être transcrites dans un document classé au dossier médical du patient, de même que les consignes à donner au personnel du secteur d’hospitalisation. La bonne transcription de ces informations et leur transmission relèvent principalement de l’IADE mais peuvent également engager la responsabilité du médecin anesthésiste.

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Qui fait quoi en salle de réveil ?
PDF - 58.6 ko
La SSPI V. de Visme (MAR) N.Poulichet P.Broto (IADE)
PDF - 104.8 ko
Qui fait quoi en SSPI (MASCF)
PDF - 71.5 ko
Organisation et Gestion de la SSPI
PDF - 2.2 Mo
Role IDE SSPI 19 JUIN 2008 Montbeliard (Dr Tartary)
PDF - 133.3 ko
Diplôme universitaire, l’IDE en SSPI

L’école IADE de LIMOGES, en partenariat avec l’université de Limoges, propose le Diplôme Universitaire : IDE en SSPI. Cette action de formation concerne les IDE travaillant ou ayant comme projet de travailler en SSPI. Partant de ce principe, on peut proposer tous les DU de la Terre...car est-on bien préparé pour travailler en unité de cancérologie, d’EHPAD, de cafétéria ou de relais H ?

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Pour corroborer le précédent lien L’extubation en salle de surveillance post-interventionnelle, par qui ? (Aspect réglementaire de l’acte). Ainsi les choses sont claires. (AB)

Extubation en salle de réveil

L’extubation d’un patient peut-elle être réalisée en salle de réveil par un infirmier (IDE) non spécialisé en anesthésie (IADE) ?

L’organisation paramédicale en salle de réveil

Le personnel paramédical présent en salle de réveil (SSPI) doit comprendre en permanence « au moins un infirmier ou une infirmière formé à ce type de surveillance, si possible infirmier ou infirmière anesthésiste » (1). Ces personnels sont placés sous la responsabilité du médecin anesthésiste-réanimateur (MAR).

La présence d’un IADE en SSPI est recommandée mais pas obligatoire dès lors qu’est présent un (ou plusieurs en fonction du nombre de patients présents) IDE formés spécialement (2) à ce type de surveillance.

La réalisation de l’extubation

L’extubation est un acte inhérent à l’anesthésie et ne fait pas partie de ceux figurant dans le décret de compétence des IDE. En revanche, les compétences de l’IADE définies à l’article R4311-12 du code de la santé publique semblent plus adaptées à la situation puisqu’il est seul habilité à appliquer les techniques d’anesthésie générale, loco-régionale, et de réanimation peropératoire suivant le protocole établi par le MAR et à condition que celui-ci puisse intervenir à tout moment.

Les prérogatives de l’IADE précisées dans les annexes I et II de l’arrêté du 23 juillet 2012 relatif à la formation conduisant au diplôme d’État d’infirmier anesthésiste, sont notamment de procéder à la « réalisation et au contrôle du réveil : extubation, réversion, cotation de la possibilité de sortie » Dès lors, l’extubation étant, en tout état de cause, un acte relevant de la compétence des IADE à l’exclusion de tout autre paramédical, il ne peut pas être réalisé par les IDE de la salle de réveil. Toutefois, l’IDE en cours de formation préparant au diplôme d’IADE peut réaliser une extubation lorsque celle-ci se déroule en présence d’un IADE (3).

Préconisations sur la conduite à tenir

Si l’extubation ne peut être réalisée que par le MAR ou l’IADE, cette situation n’implique pas leur présence constante auprès du patient, dès lors que la surveillance en SSPI est effectuée par un IDE.

Dès lors, lorsque l’extubation n’est pas réalisée au bloc opératoire et que le patient est transporté intubé en SSPI, l’IDE devra prévenir le MAR ou l’IADE dès que les signes de l’extubation se présentent. Ceux-ci devront intervenir sans délai, ce qui suppose une organisation assurant la disponibilité immédiate d’un des personnels qualifiés.

  • Alexandra CABRERA
  • Juriste Sham
  • Mai 2015
  • (1) Article D6124-101 du code de la santé publique
  • (2) C. Cass. 10 décembre 2014, n°13-21607
  • (3) Article R4311-12 du code de la santé publique