Bonjour,
afin de marquer nos actions de ce printemps, un t-shirt à nos couleurs vous a été présenté afin de le faire imprimer.
Ce t-shirt a été présenté à plusieurs sociétés d’impression pour des devis (sur des bases de, respectivement 500, 1000, 2000 ventes…).Dés les devis reçus je vous les communiquerai….
Il a été convenu d’un prix de vente de 10 euros (avec peut être un peu de frais de port en plus…), afin de couvrir les frais de fabrication et en plus de pouvoir dégager un léger bénéfice pour aider, dans un deuxième temps, les collectifs les plus touchés.
Une fois le nombre définit, il faut un mois maximum pour l’impression .
Les t-shirts seront blancs avec des cols en « V »(si possible) et seront disponibles en tailles :
femmes : M – L
hommes : XL – XXL
Ils seront tous au même prix et des ajustements pour les tailles seront peut être nécessaires (suivant la marque du t-shirt).
*Voici la conduite à tenir afin de pouvoir effectuer les commandes :
au sein d’un collectif ou hôpital, il faudrait qu’une seule personne soit responsable de la commande auprès de ses collègues (afin de simplifier les contacts.),
il recensera les commandes et collectera les fonds qu’il me fera passer soit par chèque soit
par virement de banque afin de lancer la fabrication (j’en avancerai une partie au départ…),
pour les collègues "isolés", vous pouvez me joindre par mail en me laissant vos coordonnées et commandes, et je vous recontacterai pour vous donner le suivi de la commande,
j’ai ouvert une adresse gmail afin de me faire parvenir les commandes , vous me laissez un message dessus et en réponse je vous donnerai un mot de passe pour accéder à : une copie du RIB de la banque et toutes mes coordonnées afin de me joindre en cas de soucis ou de questions à me poser .
tshirt.iade chez gmail.com
Je suis en vacances du 24 juin au 11 juillet, et donc à cette date je ferai passer un dernier message de fin de précommande, et je lancerai la commande le 13 juillet.
Je reste disponible pour toute question et je suis ouvert à toute suggestion ou offre d’aide .
Christophe Leroy
La Haute Autorité de Santé fait une enquête sur les nouveaux modes de coopérations entre les médecins et les autres professionnels de santé.
À l’instigation d’un de nos forumeurs, voici le lien pour répondre à ce questionnaire. (activez le javascript)
Il apparait évident que les IADE ne sont pas considérés.
D’où l’impérieuse nécessité de se manifester par le biais de ce formulaire qui sera sans doute destiné à organiser le futur et pourquoi pas de repenser certaines fonctions !
AB
Pour être plus agréable à lire, le site se dote d’images. Je souhaite que cela agrémentera votre visite.
AB
Pour une plongée dans le passé de qualité, le CHU de Besançon propose un site et un musée à vister.
Une petite visite sur ce site sympathique, qui ne traite pas des IADE (on dit inhalothérapeute là bas) mais ça reste instructif.
A son origine, l’anesthésie n’est pas une discipline médicale reconnue, mais une activité satellite de la chirurgie.
En 1928 aux Etats-Unis des infirmier(e)s spécialisés sont regroupés en une association qui devrait être une référence pour tous les iade.
Puissante, organisée, elle obtiendra la reconnaissance politique, économique et publique qui fait encore défaut en Europe et notamment en France, où l’on a tendance dans les sphères médicales, à voir dans ce petit personnel, un exécutant plus qu’un collaborateur efficace et bien formé.
1937 : La société française d’étude de l’anesthésie et de l’analgésie (l’ancêtre de la SFAR) a dans ses rangs, sept médecins anesthésistes. L’anesthésie est très souvent délivrée par une personne non formée, sous la responsabilité du chirurgien, seul maître à bord.
1944, l’armée américaine libère la France, elle a dans son corps sanitaire des médecins anesthésistes mais surtout des infirmiers anesthésistes.
L’anesthésie va commencer à s’organiser à ce moment.
En 1947, se retrouvent sur les mêmes bancs de la Faculté de médecine de Paris, médecins et infirmiers pour un enseignement d’un an.
En 1949, est créé par la Faculté, un enseignement destiné aux paramédicaux, sanctionné par une attestation de fin d’étude. L’école des infirmières aide anesthésistes de l’hôpital Saint Germain en Laye est la première à ouvrir ses portes.
1951 Création du syndicat professionnel
En 1961, le premier programme d’étude en deux ans est assorti d’un haut niveau de connaissances. Un certificat d’aptitude aux fonctions d’aide anesthésiste est délivré. Le ministère inscrit l’anesthésie générale dans les actes professionnels autorisés aux infirmiers, bien malgré le corps médical...
A partir de cette date, les infirmiers aide anesthésistes entrent dans le corps des infirmiers spécialisés et vont bénéficier d’un statut particulier avec leur propre filière et une représentativité de droit par l’intermédiaire de leur syndicat professionnel. Les conditions de travail sont particulières. Peu de moyen, beaucoup de volontés. D’aucuns diront que la situation n’a guère évoluée.
L’éther disparaît au profit du fluothane. Le paysage de l ‘anesthésie française ressemble à un désert, avec souvent sur Paris un anesthésiste pour la rive droite et son homologue pour la rive gauche… Les traitements médicaux son rares, et les malades lourds n’existent pas, car ils sont morts des suites de leurs pathologies.
L’infirmière anesthésiste délivrait l’anesthésie sous couvert du chirurgien. Elle était rémunérée à l’heure dans les hôpitaux publics ou était employée par les chirurgiens dans les structures privées.
Les médecins anesthésistes commencent à investir les blocs opératoires, et voient en la personne « à la tête », un obstacle plutôt qu’un avantage. Les équipements sont rudimentaires, lourds, pas adaptés, mais ils existent.
1964 : création des départements d’anesthésie qui donnent l’indépendance de fait aux médecins anesthésistes vis à vis des chirurgiens.
1967 : Mr René Baumann, professeur en chirurgie, fait une communication "historique" à l’Académie de médecine pour demander la suppression des infirmier(e)s aide anesthésistes ( IAA).
1971 : publication au journal officiel du programme des études en anesthésie. Plusieurs écoles ouvrent, la formation de la faculté de médecine est arrêtée et l’Assistance Publique de Paris ouvre une école en 1973.
1974 : protège-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge…
Les médecins anesthésiste réanimateur (MAR) s’aperçoivent que l’anesthésie rapporte de l’argent dans les structures privées, et procure du pouvoir à l’hôpital public. Ils cherchent à faire disparaître les infirmier(e)s aide anesthésistes, pour les remplacer par des techniciens, dénués de formation aux soins, analogues aux inhalothérapeutes du Québec.
Certains chirurgiens réputés, sont hostiles aux infirmier(e)s aide anesthésistes. Mais c’est mal connaître l’esprit de corps des infirmier(e)s aide anesthésistes, qui va résister encore et toujours face à l’envahisseur. Les syndicats de MAR cherchent pour la troisième fois à faire disparaitre la profession des IAA. Un amendement est déposé au Parlement à cet effet.
Par l’action conjointe de son syndicat professionnel, des directeurs d’hôpitaux et certains médecins anesthésistes (!), la profession obtient le retrait de l’amendement déposé au Parlement.
Mais certains anciens IAA, partisans de l’exercice libéral, préfèrent opter pour la solution préconisée par les syndicats médicaux, à savoir la disparition de la profession IAA. Toutefois, d’autres IAA, plus jeunes en exercice, pressentent que l’évolution est inéluctable et que les MAR auront une place prépondérante.
Ils décident donc par leur vote majoritaire lors d’une assemblée générale du syndicat professionnel des infirmières aide anesthésiste, de s’inscrire dans la voie de la sauvegarde.
1981 : le Décret 81-539 du 12 mai 1981 relatif à l’exercice de la profession d’infirmier, est la quatrième opportunité pour les MAR de demander la suppression de l’anesthésie générale des actes infirmiers.
Le syndicat professionnel fait preuve d’une certaine subtilité en éditant la "fameuse" liste des 100 gestes contributifs à l’anesthésie générale, sans en citer une seule fois le nom.
L’Académie de médecine dépose les armes.
Le décret de 1981 et le Décret n°84-689 du 17 Juillet 1984, (modifié par le Décret 2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier(e)), comportent donc le terme anesthésie générale dans les actes infirmiers. Mais les médecins (via leurs syndicats et la SFAR) vont tout faire pour en réduire l’importance et la portée.
1988
le 30 août 1988, publication du Décret N° 88-902, modifiant le décret du 17 juillet 1984 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier et créant l’article 5 bis, instituant l’exclusivité de compétence pour la pratique de l’anesthésie aux seuls infirmiers titulaires du certificat de spécialisation en anesthésie-réanimation.
Publication le même jour du Décret N° 88-903 créant un certificat d’aptitude aux fonctions d’infirmier spécialisé en anesthésie- réanimation (I.S.A.R) et l’arrêté relatif à la formation des ISAR (nouveau programme d’études sous le contrôle des DRASS)
Automne 1988 : grève infirmière. Le public découvre les salaires de misère que l’on octroie aux soignants. Les images des infirmières arrosées à la lance anti-émeute jouent en leur faveur, et donnent "mauvaise conscience" au gouvernement socialiste. Le président Mitterrand reconnaîtra que les infirmières « doivent avoir leur dû ».
Le 1er décembre 1988, le Décret n° 88-1077 est publié et offre une nouvelle classe : la classe supérieure, entre la classe normale et la classe des surveillants de soins. L’article 5, donne aux IADE de classe normale, la possibilité de passer en classe supérieure avec 10 ans d’exercice professionnel, sur quota.
9 février 1990 : le protocole DURAFOUR accorde 26 (1990) puis 30 (1991) et enfin 34 points indiciaires de NBI (1992)
17 décembre 1991 : création du Diplôme d’Etat D’Infirmier(e) Anesthésiste. (Décret n° 91-1281) Les promotions (janvier 1990 - janvier 1992, dont celle de votre serviteur) sont les premières en France à en bénéficier. (Accords Durieux).
Janvier 1993 : 7 points supplémentaires de NBI (Décret no 93-699 du 27 mars 1993 modifiant le décret no 93-92 du 19 janvier 1993)et (Décret no 93-700 du 27 mars 1993 modifiant le décret no 90-789 du 6 novembre 1990) , 1 an de gain d’échelon et passage à 100% de tous les IADE dans le 2ème grade de la C.I.I (Catégorie Indiciaire Intermédiaire, Décret no 94-73 du 25 janvier 1994 modifiant le décret no 88-1077 du 30 novembre 1988)
15 mars 1993 : article V bis du décret de compétences modifié par le décret n°93 345 qui est l’article 7 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier.
Uniformisation de l’enseignement dans les écoles d’IADE
15 mars 1998 : C’est à l’AG des IADE d’Ile-de France que la décision de créer une association loi 1901, est prise. L’association s’appellera Collectif National des Infirmier(e)s Anesthésistes* (CNIA).
Le syndicat national des infirmiers anesthésistes, s’étonne de ce « rival », et demande quelle légitimité il a auprès de la profession. Le CNIA effectue une enquête nationale portant sur les pratiques professionnelles des IADE et le devenir de la profession. Il participe au groupe de travail organisé par le ministre KOUCHNER ainsi qu’à celui travaillant sur le décret de compétences.
Les 14 mai et 25 juillet 1998 : suite à deux assemblées générales, provoquées par Marie Josée Breteau, ancienne secrétaire de la Coordination Nationale des IADE en 1992, les infirmier(e)s anesthésistes repartent en croisade.
Le fautif : l’article D 712-71 du décret du 30 mai 1997 relatif à la composition des équipes du Smur qui ne rend donc pas nécessaire la présence d’un IADE dans les ambulances de Smur voire même les en écarte.
Septembre 1999 : débute au ministère un groupe de travail sur notre décret de compétences. L’hostilité déclarée de l’ensemble des syndicats des MAR incitera à créer une intersyndicale - CNIA, SNIA, Sud CRC, CGT, UNSA, CFTC, CGC - dont le travail collectif portera ses fruits.
24 janvier 2000 : l’Intersyndicale organise une journée de grève qui sera suivie par 80% des IADE.
1er février 2000 : sous la pression des IADE le ministère soumet à l’Intersyndicale le projet de décret de compétences à venir, arbitré par Mme GILLOT.
Printemps 2001, fin des manifestations IADE Suivant une dernière manifestation fort réussie en Avignon, le 3 mars 2001, le CNIA entre dans une longue phase de sommeil quelques temps après.
reste le syndicat, unique représentant de la profession IADE.
11 mars 2010 : Devant la menace du protocole Bachelot
les IADE repartent en croisade pour la défense de leur profession, faire reconnaître sa pénibilité, l’exclusivité de compétence et l’accession au niveau Master comme prévu par les accords européens.
30 mars 2010
A nouveau, les IADE dans les rues de France, pour réclamer une juste reconnaissance et l’abrogation de cet article 30 inique qui n’est pas la réalité dans les hôpitaux de France.
Les IADE organisent des actions locales dans les régions de France et de Navarre, qui se répètent à l’envi, témoignant d’une profonde motivation.
Un film disponible en téléchargement ou sur youtube afin de le diffuser aux patients, aux consultants, aux décideurs (sénateurs, députés, ministre de la santé...) pour que le scialytique nous éclaire un peu.
La profession a décidé de ne pas sombrer avec le navire. Elle lutte pour renflouer le bâtiment.
4 mai 2010
Coucou les re-re voilou ! Les IADE encore et toujours mobilisés. Face à Roselyne Bachelot. Voir la vie en rose n’est pas forcément une chanson agréable à l’oreille.
18 mai 2010
Montée en puissance des IADE qui démontrent leur pouvoir de nuisance, par une journée à inscrire en lettres d’or au fronton de la profession.
8 juin 2010
La journée de l’océan se traduit par une vague bleue déferlant sur l’arc de triomphe, roulant jusqu’au ministère de la santé, avant de s’échouer en beauté dans les salons dorés du Quai d’Orsay.
25 juin 2010
Les IADE se jouent encore des autorités policières en faisant croire à une mobilisation massive sur Paris. Mais dans mobilisation nationale, il y a nation. Donc sur l’ensemble du territoire. Avec des ARS investies massivement ! Histoire de montrer au ministère que les IADE ne se démobilisent pas durant la trêve estivale. Bien au contraire.
Un film retraçant notre aventure printanière est disponible en téléchargement.
Tous les documents de la lutte IADE sont regroupés ici
§§§
Le rôle de l’infirmier anesthésiste est maintenant structuré au sein d’un service d’anesthésie dirigé par un médecin anesthésiste réanimateur et sous la responsabilité d’un cadre de la spécialité. L’infirmier anesthésiste est intégré dans une équipe anesthésique, en collaboration avec des médecins anesthésistes réanimateurs. L’exclusivité de compétence, obtenue en 1988 le protège dans son exercice français. En 1988, le programme suivi par celui de 2002, définit son exercice.
le Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 est un décret de codification au Code de la Santé Publique (il englobe d’autres décrets).
L’article spécifique pour les IADE : article R.4311-12. (lire cet article)
Mais celui-ci reste à parfaire devant l’évolution de la démographie médicale.
Aujourd’hui, les infirmiers anesthésistes sont incontournables dans le PAF (paysage anesthésique français).
Leurs compétences, leur esprit de corps, leur caractère leur ont assurés une certaine stabilité. Il serait vain cependant de croire que tout est fini. Les infirmier(e)s anesthésistes se posent comme des partenaires exclusifs et à haute technicité des médecins anesthésistes réanimateurs, aux responsabilités diverses en pharmacovigilance, hémovigilance, matériovigilance, encadrement… Ils assurent de part leur formation en soins, une relation spécifique auprès du patient, et sont garants d’une sécurité optimale au décours de tout actes d’anesthésie.
L’évolution de la démographie médicale anesthésique française, va poser inéluctablement, les questions de la prise en charge déléguée, de certains patients par les infirmier(e)s anesthésistes. Ce qui se pratique dans plusieurs Etats d’Amérique, où les nurse anesthetits délivrent des actes d’anesthésie (AG et ALR) sans supervision des médecins anesthésistes va certainement choquer l’ego de nos partenaires médicaux.
Cependant, si un pays aussi procédurier, fait confiance à ses professionnels de santé infirmier(e)s spécialisés, c’est parce que le programme de ce personnel est toujours revu à la hausse, avec des référentiels de qualité.
La place des médecins anesthésistes n’est pas reniée.
Et eux même ont l’intelligence qui fait sans doute parfois défaut à nos collègues médicaux, de croire qu’un professionnel bien formé est un gage de qualité et une chance pour la spécialité.
Pas un défaut.
L’avenir appartient aux téméraires. Soyons dignes du parcours de nos aînés.
Arnaud BASSEZ
IADE
Administrateur
Formateur AFGSU
* Le CNIA a été mis en sommeil par sa présidente. Il n’est pas toujours pas dissout à la préfecture.
** Les liens sont purements informatifs, l’administrateur n’étant affilié à aucun syndicat.
À voir sans modération, les témoignages de nos aînées, pionnières de l’aventure anesthésique française sur le très bon site du CHAR
Un DVD est réalisé et disponible à la vente. N’hésitez-pas !!
Avec l’accord du webmaster du CHAR
les vidéos sont téléchargeables en fin d’article, avec les documents joints.











témoignages filmé de nos ainées sur leur pratique d’antan. Passionnant et instructif !
[(Flash Video – 24.9 Mo)]







Les IADE américaines "en un coup d’œil". Histoire de comparer. (en anglais)
[(PDF – 81.1 ko)]