Société Française des Infirmier(e)s Anesthésistes
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LA SOFIA
Article mis en ligne le 25 septembre 2006
dernière modification le 17 mars 2021

par Arnaud Bassez

Enfin, une société pour nous les infirmier(e)s anesthésistes.
Une société qui regroupe l’ensemble de la profession IADE, sans esprit syndical ou ordinal.

L’anesthésie va subir de profonds changements dans les années qui viennent.
C’est inéluctable. La démographie médicale a amorcé la chute, et les effectifs vont fondre comme neige au soleil.
Pourtant, rien n’est perdu, car la spécialité possède des professionnels responsables et dont la compétence est réelle.

Les infirmier(e) anesthésistes sont les futurs acteurs et actrices de cette relève, qui pourra sauver la spécialité, pour peu que nos partenaires médicaux et nos autorités ministérielles ouvrent enfin les yeux sur l’ampleur du sinistre annoncé :
Les médecins anesthésistes réanimateurs étaient au 1 janvier 2002, 9926. Ils subiront une diminution de l’ordre de 35% d’ici 2020.

Le but est simple : Permettre un transfert de compétences (ce que nous faisons chaque jour au sein des blocs de France et de Navarre) officiel de la part du ministère et des médecins anesthésistes envers leurs partenaires exclusifs, les IADE.

Ce transfert doit se faire de façon raisonnée, réfléchie, et il doit permettre d’assurer un suivi de tous les patients, dans des conditions optimales de sécurité.
Un médecin anesthésiste "écartelé" entre deux ou trois salles, ne peut exercer son art dans toutes les conditions requises de sécurité et d’efficience.
Les IADE sont là, pour permettre ce transfert de compétences limité à des patients classés ASA 1 à 2. Leur prise en charge sera au moins aussi efficace que celle pratiquée par un(e) interne en anesthésie.
Le quotidien de chacun, montre bien que ceci est une réalité depuis longtemps.
Il est temps pour les médecins anesthésistes et les autorités de tutelles de donner enfin aux IADE les lettres de noblesse qu’ils méritent amplement.

Mais il y a d’autres chantiers à ouvrir pour la profession.
 Celui de la reconnaissance du niveau Master, dans le cadre de la mise en place du LMD (licence, master, doctorat).
Cette reconnaissance de notre niveau de formation (le plus élevé dans la profession infirmière), ne serait que justice, et permettrait enfin de valoriser la profession par une grille indiciaire spécifique, ce qui est réalisable comme nous avons pu en juger lors des dernières grèves des infirmier(e)s anesthésistes.

 L’expertise infirmière.
Au nom de quel principe régalien, un(e) IADE devrait être jugé par un collège médical, sans qu’aucun collègue ne puisse être présent afin d’apporter une vision plus en adéquation avec notre exercice professionnel ?
Les médecins envisageraient-ils la présence d’un(e) IADE pour eux ?
Les IADE sont des professionnels sérieux, responsables et de grandes compétences.
Il convient donc de ne plus les mépriser, en permettant d’avoir une voix sur des problèmes touchant un collègue.
La SOFIA, par sa volonté d’être nationale, doit pouvoir être consultée sur tous dossiers concernant des infirmier(e)s anesthésistes.
L’expertise infirmière n’existe pas encore à ce jour. Sans doute n’est-elle pas à l’état de projet pour certains. Il est de notre rôle de changer l’inéluctabilité de certains fleuves trop tranquilles.

D’autres pistes seront à ouvrir.
Ces pistes devront être défrichées par le plus grand nombre d’entre nous, si nous voulons enfin accéder à une plus juste reconnaissance de notre rôle dans le paysage de l’anesthésie Française.

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Arnaud BASSEZ

IADE

Initiateur du projet SOFIA

Administrateur du site